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Marc Halbritter
H2O  REFLEXIONS/
REFLEXIONS
9 mai – 10 octobre 2010

Paul Yerly (1900-1969)
Portraits de vaches (II)
9 mai – 15 août 2010

 
 
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Paul Yerly (1900-1969)
Peintre paysan
14 fév. - 18 avril 2010
Vaches d'Expo
29 nov. 2009 –
31 jan. 2010
Découvertes archéologiques en Gruyère.
A la conquête des Préalpes
10 mai au 25 octobre 2009

2e Salon de la Vallée de la Jogne
26 janvier - 4 mai 2008
Hedi von Zelewski, mutanda-mutandis
14 oct. - 13 janv. 2008
Les premiers photographes amateur en Gruyère, 1888-1918
Le monde des oeufs
T'as pas cent francs?
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Massimo Baroncelli, dessins
               Mireille Fulpius, sculptures

Langues de bois, dialogue autour de la matière

A l’occasion de cette exposition, le musée du Pays et Val de Charmey publie un catalogue avec plusieurs reproductions en couleur. Ce catalogue, au prix de vente de 20 francs, peut être commandé par écrit, par téléphone (026 927 55 87) ou par E-mail: musee@charmey.ch

«Langues de bois» est une exposition qui confronte, autour du bois, deux démarches artistiques, la sculpture et le dessin. Un échange entre deux plasticiens. Massimo Baroncelli, peintre gruérien, cerne la matière par gros plans successifs. En de grands pastels, il transcrit des paysages, à la limite du figuratif, de troncs et de branches. Mireille Fulpius, sculptrice genevoise, affronte la matière en des structures qui évoque les fillières du bois. Modelé, façonné, l’arbre devient images d’un monde pronfondément humain.
 

Massimo Baroncelli
Artiste peintre
La Tour-de-Trême (Fribourg)
Naissance en 1950 à Savona (Italie)
Autodidacte
Vitraux dans les églises de la Tour-de-Trême et Grandvillard (Fribourg)
Expositions collectives à Bulle (musée gruérien), Fribourg (musée d’art et d’histoire), Gruyères (château), Charmey (musée du Pays et Val de Charmey)  
Expositions personnelles à Bulle (musée gruérien, galerie Trace Ecart), Fribourg (galeries de la cathédrale et de la Schürra), Charmey (musée du Pays et Val de Charmey), Sion (galerie de la Grande Fontaine), Lausanne (galerie Paul Vallotton)

 


Massimo Baroncelli, «paysage ligneux», 
pastel sur papier, 123 X 207cm

Massimo Baroncelli, «bille de bois», 
pastel et craie sur papier, 102 X 128 cm

 

 

Massimo Baroncelli, «troncs», 
pastel et craie sur papier, 106 X 75 cm
 

 

Mireille Fulpius 
Plasticienne 
Seyssel (France) 
Naissance en 1951 à Genève 
Ecole supérieure d’art visuel, Genève 
Participe régulièrement à des symposium en France, Allemagne et Belgique 
Expositions collectives à Yverdon (hôtel de ville), Grand-Lancy (triennale de sculpture), Lyon (biennale d’art contemporain), Lodz (Pologne), Charmey (musée du Pays et Val de Charmey), Huesca (Espagne) 
Expositions personnelles à Genève (centre d’art en l’Ile, Ferme de la Chapelle, galerie Marianne Brand), Annecy (galerie Perceval), Chambéry (galerie du Larith)

 
Langue du bois, instants privilégiés 

Rien ne prédestinait Mireille Fulpius et Massimo Baroncelli à une collaboration artistique. Elle, à cheval entre Genève et la France, professeur et plasticienne abonnée aux oeuvres de grandes dimensions et aux installations, adepte des travaux de force. Lui, fils d’immigré italien, niché dans son atelier de la Tour-de-Trême, captivé par cette Gruyère peinte et dessinée à l’envi, habitué des ambiances intimistes.

La rencontre s’est déroulée, à l’été 2001, au musée du Pays et Val de Charmey. Ils participaient tous deux à une exposition collective sur le thème de la boîte. Intérêt partagé pour leurs travaux et échanges. Dans ce décor montagneux, face à la forêt, la volonté de cerner ensemble cette matière, ce bois, qui habite leurs oeuvres respectives depuis longtemps. Fascination aussi d’une collaboration entre peintre et plasticienne, lancer une passerelle entre les dimensions, au-delà des formats et des volumes.

Voilà le projet devenu réalité au fil des mois et des rencontres, des choix et des recherches de chacun. Le bois est au centre de ces deux démarches si différentes et pourtant complémentaires. La matière est cadrée, découpée, rendue en lamelles et en planches. L’alchimie tient à la recomposition des branches et des troncs. L’arbre suggère une activité sociale et économique; l’oeuvre, au-delà de toute anecdote, de toute narration, confine au poétique par une tension dramatique et si humaine. Peintre et sculpteur se rejoignent de l’autre côté d’une figuration pourtant présente, apparente. Les troncs deviennent paysages, les lamelles de bois malles ou sommiers, les branches foules humaines, les planches oiseau mythologique... Dans le silence de leurs ateliers, ils ont parlé fort, dialogue vibrant autour d’une matière qui nous entoure.


Mireille Fulpius, «sans titre», 
épicéa, 30  X 220 X 220 cm

Mireille Fulpius, «malles», 
lamelles de noisetier et de platane, 
65 X 130 X 65 cm

 

Mireille Fulpius joue du bois comme un musicien de son instrument. Elle compose et recompose des partitions où l’objet transcendé a toujours un air connu. Il ne faut pas s’y fier même si ses titres nous y inciteraient. L’utile n’est qu’un tremplin vers l’imaginaire, la figuration qu’un trompe l’oeil qui nous guide vers ces structures étonnantes et répétitives. La sculpture devient la scène d’un théâtre, d’une comédie dont l’homme est exclu et pourtant si présent. A témoin, ces traces d’une fébrile activité, d’un besoin viscéral d’action. Au faire, elle substitue un regard à la fois méditatif et ironique, une attitude. L’oeuvre existe alors dans une cohérence étonnante, dans un dépouillement idéal et s’approche tout simplement de l’essentiel. Dire sans mots, sans syntaxe; sans prétention, sans paradigme.

Mireille Fulpius, «colonnes», 
platane, diam 40 cm, hauteur 190

Massimo Baroncelli a choisi le dessin, délaissant un instant les brillances de l’acryl. Pastel, mine de plomb, tempera l’autorisent à cerner la matière en grands gestes, dans une certaine urgence. Le bois, il l’a respiré en forêt, là où travaillent les bûcherons avec leurs entassements de troncs et de branches. Images volées dans un processus de transformation, restituées dans la transfiguration de la lumière. Réalité et figuration ne sont plus alors que prétexte à un lyrisme de la couleur. A la mine de plomb, à l’encre de Chine parfois rehaussée de tempera, il magnifie les structures complexes des branches, les réseaux forestiers, géométrie pure et si peu plane. Des gris et des noirs somptueux surgit la lueur, intime atmosphère de l’ombre. Au pastel, avec vigueur, il entonne une ode à la matière, le bois décliné en des camaïeux d’ocres et de bruns. Les cadrages très cinématographiques donnent à l’ensemble un axe légérement décalé, un regard scrutateur et interrogé.

Ensemble, ils réinventent la langue du bois pour un dialogue passionné autour d’un moment, d’une atmosphère, instants privilégiés hors de toute contrainte de temps et d’espace.

 
     
 

Musée du Pays et Val de Charmey - Case postale 5 - 1637 Charmey (Switzerland)
Tél.: +41 26 927 55 87 - www.musee-charmey.ch E-mail: info@musee-charmey.ch